VIII L’allumage le vendredi « soir » et le samedi soir

VIII L’allumage le vendredi « soir » et le samedi soir

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VIII L’allumage le vendredi « soir » et le samedi soir

 

Prière de l’après-midi le vendredi et allumage des lumières de ‘Hanoukka : lequel précède l’autre ?

 

1) [2-ח-א] Il est bon, le vendredi soir, de prier מנחה (Min’ha= prière de l’après midi) avant d’allumer les lumières de ‘Hanoukka car cette prière vient « compenser » le sacrifice perpétuel (תמיד) de l’après midi qui avait lieu dans le Beth Hammiqdash (Temple de Jérusalem), tandis que l’allumage des lumières est en souvenir du miracle qui a eu lieu par l’intermédiaire du candélabre du Beth Hammiqdash. Dans le Temple on commençait par ce sacrifice et ensuite on allumait la Ménorah [candélabre], on s’efforcera donc de conserver cet ordre.Malgré tout, si on ne trouve pas facilement un Minyan (10 hommes) priant מנחה en plein jour alors on allumera d’abord et priera ensuite avec Minyan. Il ne faudra pas prier מנחה Min’ha en solitaire afin de faire cette prière avant l’allumage (la prière avec Minyan passe avant).

 

 

2) [2-ח-ב] De la même manière à la synagogue, si la communauté prie Min’ha le vendredi soir à la synagogue à un moment proche de la Shéquiâh (avant le coucher du soleil), on allumera les lumières de ‘Hanoukka d’abord et ensuite on priera Min’ha. C’est seulement dans le cas où il y a un temps « important » avant la Shéquiâh (coucher du soleil) et suffisant pour faire d’abord Min’ha et ensuite allumer les lumières de ‘Hanoukka et qu’il fait encore jour à l’issue de l’allumage qu’on prie d’abord Min’ha et qu’on allume ensuite.

 

Dans tous les cas, que ce soit à la maison ou à la synagogue il faut faire attention à ne pas dépasser la limite d’un quart d’heure avant la Shéquiâh pour allumer les lumières de ‘Hanoukka (voir en fin de chapitre le passage correspondant du ‘Hazon Ovadia) [comment se comporter s’il n’y a pas dix personnes à la synagogue est détaillé plus haut au chapitre VII §7 et §8].

 

 

Quand allume-t-on le vendredi ?

3) [2-ח-ג] Il ne faut pas trop anticiper l’allumage des lumières de ‘Hanoukka le vendredi après midi, mais allumer avec l’entrée du Shabbath (avant bien sûr) (c’est-à-dire environ 20 minutes ou un quart d’heure avant le coucher du soleil), Si quelqu’un veut anticiper, il en a le droit mais il est obligatoire que l’allumage ait lieu après le Pélagh Hamin’ha (voir Ch. I), c’est à dire une heure et quart (en heures proportionnelles) avant la nuit.

 

Si quelqu’un a allumé avant le Pélagh Hamin’ha il n’est pas quitte et doit éteindre les lumières de ‘Hanoukka et recommencer l’allumage avec bénédictions (et après le Pélagh Hamin’ha bien sûr).

 

 

Allumer les lumières de Hanoukka avant celles de Shabbath

4) [2-ח-ד] Vendredi après-midi on allume d’abord les lumières de ‘Hanoukka et ensuite celles de Shabbath. Si on a « traîné » jusqu’à l’heure d’entrée du Shabbath (des calendriers) l’épouse pourra allumer les lumières de Shabbath dès que son époux aura terminé d’allumer la première lumière de ‘Hanoukka. Pendant qu’il poursuivra l’allumage des lumières de ‘Hanoukka elle allumera les lumières de Shabbath

 

5) [2-ח-ה] Si un homme a allumé les lumières de Shabbath avant l’allumage de ‘Hanoukka, pour les Séfaradim il n’y aucun problème et il peut ensuite allumer les lumières de ‘Hanoukka puisque faire rentrer Shabbath ne dépend pas de l’allumage. Pour les Ashkénazim également, si cette personne n’a pas pris Shabbath sur elle en pensant à prendre Shabbath au moment de l’allumage de Shabbath, elle pourra allumer ensuite les lumières de ‘Hanoukka. A plus forte raison, si une épouse a anticipé et allumé les lumières de Shabbath alors son époux pourra ensuite allumer les lumières de ‘Hanoukka.

 

Par contre, si une dame allume elle-même à la fois les lumières de Shabbath et celles de ‘Hanoukka (comme par exemple une dame dont l’époux est absent de la maison) et qu’elle a allumé d’abord celles de Shabbath, dans ce cas une dame Ashkénaze ne pourra plus allumer les lumières de ‘Hanoukka parce que c’est l’habitude des femmes Ashkénazes de faire rentrer Shabbath avec l’allumage. En conséquence elle devra demander à une autre personne d’allumer les lumières de ‘Hanoukka.

 

Quantité d’huile nécessaire, la veille de Shabbath, pour les lumières de ‘Hanoukka

6) [2-ח-ו] Le vendredi il faudra mettre suffisamment d’huile pour que les lumières de ‘Hanoukka tiennent jusqu’à une demi-heure après la sortie des étoiles. Celui qui aurait des bougies (ou un verre trop petit ne contenant pas suffisamment d’huile) qui ne tiennent pas cette durée s’efforcera d’avoir au moins une des lumières qui puisse tenir cette durée. Si ce n’est pas possible, alors on allumera sans bénédiction.Cas où les lumières de Hanoukka se sont éteintes avant l’entrée de Shabbath

 

7) [2-ח-ז] Si vendredi les lumières de ‘Hanoukka s’éteignent avant l’heure de la rentrée de Shabbath, il n’est pas nécessaire, de par la loi stricte, de les rallumer. Il est cependant bon d’être strict et de rallumer sans bénédiction lorsqu’elles se sont éteintes en plein jour.

Par contre, si les lumières se sont éteintes à un moment proche du coucher du soleil il est strictement interdit de les rallumer du fait qu’on craint d’en venir à transgresser l’interdit d’allumer pendant Shabbath.

 

Tirer profit des lumières de Hanoukka avant Shabbath

8) [2-ח-ח] Bien que le principal de la Miçwah est d’avoir les lumières allumées de la sortie des étoiles et jusqu’à une demi-heure après, malgré tout on ne peut pas tirer profit (utiliser) les lumières de ‘Hanoukka dès qu’elles sont allumées et même s’il fait encore bien jour.Qui a la préséance entre la Havdala et l’allumage des lumières de Hanoukka ?

 

9) [2-ח-ט] Pendant ‘Hanoukka, à la sortie de Shabbath, à la synagogue on commence par allumer la ‘Hanoukkiah et ensuite on fait la Havdala [séparation entre la sainteté du Shabbath et la semaine], et ce afin de repousser au plus tard le fait de faire sortir Shabbath. (bien que celui qui allume ôte de lui la sainteté de Shabbat par l’acte d’allumer, malgré tout la communauté qui ne se rend pas quitte par cet allumage à la synagogue garde sur elle la sainteté du Shabbath). Une autre raison est de permettre qu’il y ait diffusion du miracle en public car, si on débutait par la Havdala, les membres de la communauté partiraient rapidement (et ne participeraient donc pas à la diffusion du miracle en public).

 

Tout ce que nous venons de voir n’est valable qu’à la synagogue, mais à la maison comme on fait sortir Shabbath de toute façon par l’allumage, il y a lieu débuter par la Havdala qui est plus fréquente et de poursuivre avec l’allumage des lumières de ‘Hanoukka [selon le principe : on commence par la Mitsva la plus fréquente].

 

Bénédiction sur l’allumage sur les lumières de Hanoukka, est-ce possible ?

10) [2-ח-י] A la sortie de Shabbath on ne fait pas la bénédiction sur l’allumage, durant la Havdala, sur les lumières de ‘Hanoukka (comme par exemple à la synagogue où on allume d’abord les lumières de ‘Hanoukka avant de faire la Havdala) puisque nous ne pouvons pas profiter de ces lumières et nous savons qu’on ne peut faire la Havdala que sur une lumière dont on peut profiter. Par contre on peut utiliser le Shamash, qui est une lumière profane, pour la Havdala (Méoré Haesh).Moment pour allumer à la sortie de Shabbath

 

11) [2-ח-יא] Les nombreuses personnes qui ont l’habitude de faire sortir Shabbath selon l’avis de Rabbénou Tam (72 minutes zémanith après le coucher du soleil) devront attendre la sortie de Shabbath selon cet avis, y compris pour allumer les lumières de ‘Hanoukka.En effet, ce n’est pas simplement une bonne habitude mais il est très bien que tout un chacun prenne cette habitude (de nombreux Rishonim, décisionnaires médiévaux, ont la même opinion que Rabbénou Tam) et de plus Maran l’auteur de Shoul’han Âroukh a tranché selon l’avis de Rabbénou Tam.[1] Compléments issus du livre ‘Hazon Ôvadia – ‘Hanoukka

 

 

[12) 1-page קסח §א] Celui qui n’a pas les moyens d’acheter vendredi soir à la fois les lumières pour ‘Hanoukka et les lumières pour Shabbath mais uniquement l’une d’entre elles devra acheter les lumières pour Shabbath car celles-ci ont été instituées pour la paix dans les ménages. Si cette personne allume des lumières électriques, elle allumera alors les lumières de la Miçwah de ‘Hanoukka avec ce dont il dispose (huile ou bougie)[2].S’il dispose de quoi acheter les lumières de Shabbath et qu’il ne lui reste que de quoi acheter soit pour les lumières de ‘Hanoukka soit du vin pour le Quiddoush, il achètera pour les lumières de Hanoukka car la diffusion du miracle est préférable (à faire le Quiddoush sur du vin).

 

 

13) [1-page קעג §2] Celui qui dispose le vendredi d’huile pour allumer uniquement un soir et il ne lui reste que de quoi acheter soit l’huile pour allumer les lumières de ‘Hanoukka le samedi soir (à l’issue de Shabbath), soit du vin pour le Quiddoush de vendredi soir, il apparaît que même si la diffusion du miracle est préférable au Quiddoush, malgré tout, dans notre cas il devra acheter pour le Quiddoush comme l’écrit Rashi (Soukkah 25b) qu’une « petite » Miçwah qui se présente à nous n’a pas besoin d’être repoussée du fait d’une Miçwah importante qui se présentera à nous plus tard, et de même dans notre cas, acquérir du vin pour le Quiddoush du vendredi soir est préférable à acquérir de l’huile pour les lumières de samedi soir.

 

14) [1-page קעג §3] Une synagogue où on a l’habitude de faire le Quiddoush sur du vin le vendredi soir, et qu’il s’avère que le « bedeau » ne dispose le vendredi de ‘Hanoukka que de quoi acheter soit de l’huile pour allumer à la synagogue le vendredi les lumières de ‘hanoukka dans cette synagogue soit du vin pour le Quiddoush [fait dans cette synagogue], bien que l’allumage des lumières de ‘Hanoukka à la synagogue n’est qu’un Minhagh et n’est pas une obligation, les lumières de Hanoukka passent avant, du fait de la propagation du miracle, et ce Shabbath là ils ne feront pas Quiddoush à la synagogue .

 

15) [1-page קעד §א] Le vendredi soir il est bon d’allumer d’abord les lumières de ‘Hanoukka et ensuite celles de Shabbath. Si le temps est juste il suffit d’allumer la première lumière pour la Miçwah de ‘Hanoukka et les autres lumières qui sont d’embellissement de la Miçwah seront allumées après que la maitresse de maison ait fait les bénédictions sur les lumières de Shabbath et qu’elle ait allumé.

 

16) [1-page קעט §ב] Le vendredi soir il est bon de prier Min’ha avant d’allumer les lumières de ‘Hanoukka, mais à condition que la prière soit faite en communauté ; par contre si on ne trouve pas un Minyane pour prier en communauté on fera la prière de Min’ha à la synagogue après avoir allumé les lumières de ‘Hanoukka à la maison.

 

17) [1-page קפא §ג] Le vendredi, lorsqu’on allume les lumières de ‘Hanoukka à proximité de la porte de la maison [si on est dans ces conditions, voir au chapitre III], il faudra mettre quelque chose qui s’interpose entre les lumières de ‘Hanoukka et la porte afin de protéger du vent pour que les lumières de ‘Hanoukka ne s’éteignent pas lorsqu’on ouvre la porte.

 

Il est interdit de fixer une ‘Hanoukkiah à la porte elle-même lorsqu’on allume à l’huile dans cette ‘Hanoukkiah car, lorsqu’on va ouvrir ou fermer la porte on va éloigner l’huile de la mèche allumée ou bien rapprocher l’huile de la mèche allumée et alors on commettra l’interdit d’éteindre ou celui d’allumer [on va réduire la flamme ou bien l’augmenter]. Et bien que nous n’ayons aucune intention à cela, on est dans un cas de « Passiq Réshé »[3] et c’est interdit. Par contre si on allume avec une bougie on peut fixer la ‘Hanoukkiah à la porte.

 

 

18) [1-page קפב §א] A l’issue du Shabbath pendant ‘Hanoukka, on allume les lumières de ‘Hanoukka à la synagogue puis on y fait la Havdalah sur un verre de vin. A la maison on fait d’abord la Havdalah et ensuite on allume.

 

19) [1-page קפז bas de page, texte entre crochets] Celui dont l’épouse n’a pas l’habitude de faire sortir Shabbath selon l’avis de Rabbénou Tam, et lui personnellement suit l’avis de Rabbénou Tam mais uniquement à titre de simple rigueur, peut demander à son épouse d’allumer, avant l’heure de Rabbénou Tam, pour le foyer. Par contre s’il considère que l’avis de Rabbénou Tam est le « vrai » et ce n’est pas par simple rigueur, devra attendre la sortie de Shabbath selon Rabbénou Tam [voir à ce propos dans Shévet Haqéhati T6 Ch. 251].

 

20) [1-page ע §ג] Le vendredi soir, il faut mettre suffisamment d’huile pour que les lumières restent allumées [au moins] une demi-heure après la sortie des étoiles. En conséquence, on n’allumera pas trop tôt [les lumières de Shabbath] comme on fait les autres vendredi de l’année, mais on allumera les lumières de ‘Hanoukka environ un quart d’heure avant le coucher du soleil, après avoir mis une quantité d’huile suffisante pour que les lumières tiennent une heure [et plus en Europe] de telle sorte que les lumières de ‘Hanoukka restent allumées pendant le quart d’heure avant le coucher du soleil, pendant le quart d’heure de Ben Hashémashoth [en Israël ce moment entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles, qui s’appelle Ben Hashémashoth, dure environ un quart d’heure, temps qui est plus important en France], et une demi-heure après la sortie des étoiles, ce qui fait en tout une heure. Si les lumières de ‘Hanoukka ne restent pas allumées [n’ont pas la potentialité de rester allumées] une demi-heure après la sortie des étoiles, certains disent qu’on n’est pas quitte de notre obligation et que les bénédictions qui ont été faites l’ont été en vain, en conséquence il faut être extrêmement vigilent en ce qui concerne ce cas.

 

21) [1-page נו §יז] Si le soir du 25 Kislev (le premier soir de Hanoukka) est un vendredi soir, où chaque personne de la communauté allume la lumière de Hanoukka en plein jour (avant Shabbath), en faisant les trois bénédictions, et chacun va ensuite à la synagogue pour prier, celui qui allume à la synagogue ne fera que la bénédiction « Léhadliq Ner Hanoukka » [la première] et pas « Shéassa nissim laavoténou » לאבותינו נסים שעשה ni « Shéhé’héyanou» שֵהֵחְיָנוּ car comme toute l’assemblée a déjà fait ces bénédictions chacun chez soi, ils sont quittes de leur obligation (respective). L’allumage qui est refait à la synagogue n’est fait que pour diffuser le miracle.[plus loin page נז commençant par ודע] Sache que même si quelqu’un a d’abord allumé chez lui avec bénédiction et qu’ensuite il rallume à la synagogue, il refera toutes les bénédictions. Ce cas ne ressemble pas au cas où le premier soir de Hanoukka est un vendredi soir et que toute l’assemblée a allumé et lorsque l’officiant allume à la synagogue il ne fait pas la bénédiction שֵהֵחְיָנוּ.[plus loin page נז commençant par ומי] Celui qui a allumé chez lui et a fait toutes les bénédictions, y compris שֵהֵחְיָנוּ, et part ensuite allumer chez son ami, l’usage classique est de refaire שֵהֵחְיָנוּ.

 

 

 

[1] Le Minhagh très largement le plus répandu en particulier en Afrique du nord et en Erets Israël est l’avis des Guéonim et non celui de Rabbénou Tam ; cependant la majorité des Rishonim sont de l’avis de Rabbénou Tam.

 

[2] Hazon Ovadia note ב page קסט : Sache qu’il est clair que de nos jours où nous allumons des lumières électriques, nous sommes quittes de l’allumage des lumières de Shabbath avec des lumières électriques, et que nous avons même le droit de faire la bénédiction « Léhadliq Ner Shel Shabbath » sur ces lumières électriques ; on utilisera alors l’huile pour les lumières de ‘Hanoukka. Ceci est conforme à ce qui a été écrit dans les responsa Beth Yts’haq Tome 2, qui a tranché que nous sommes quittes de l’allumage des lumières de Shabbath avec de l’électricité. C’est tranché également ainsi dans les Responsa Ma’hazé Avraham, et de même par le Gaon Rav Tsvi Pessa’h Franck dans Har Tsévi et de même d’autres A’haronim. C’est tranché ainsi dans le livre Shémirath Shabbath Kéhilkhéta. J’ai [Maran] écrit dans le même sens dans le livre Maor Ysraël Tome 3. On voit de même dans les Responsa Shévet Haquéhati T5 ; et de même dans les Responsa Béer Moshé T6, il a par contre écrit qu’il ne faut pas faire la bénédiction [des lumières de Shabbath] sur une lumière électrique. Cependant selon moi [Maran] il faut faire la bénédiction et c’est en conformité avec l’opinion de toutes les références ramenées ci-dessus.

[3] Définissons succinctement cette notion qui s’appelle « Passiq Reshé » ; l’image en est la suivante : je prends un poulet et je lui tranche la gorge [c’est la traduction de Passiq Reshé = couper la tête] (j’ai tué un animal et donc a priori transgressé un interdit de la Torah) mais mon objectif est de jouer au foot avec la tête du poulet (dans l’antiquité les peuplades Babylonienne ou autres étaient assez sanguinaires, l’idée de « SPA » était fort lointaine dans les esprits, sauf chez les juifs où il y a un interdit de la Torah de « Tsaâr Baâlé ‘Haym » faire souffrir inutilement un être vivant). Dans ce cas de « Passiq Reshé », mon intention n’est pas de tuer un animal mais de « jouer au foot », et donc mon intention n’est pas d’effectuer un travail interdit Shabbath ; suis-je coupable ou non ?

 

La Guémara répond « Passiq Résheh vélo Yamouth ?» « Tu vas trancher la tête et l’animal ne mourrait point ? » ; c’est à dire que comme il est absolument impossible que l’animal reste vivant, l’action que j’ai faite est considérée comme le travail de « tuer » et j’ai donc accompli un travail interdit par la Torah, même si mon intention première n’était « que » de jouer au foot.