XVIII Battre la Arava

XVIII Battre la Arava

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XVIII Battre la Arava  (3§)


 

1)   [2-יח-א] Après la prière de Moussaf le jour de « Hoshaâna Rabba » on a l’habitude de procéder à la cérémonie de « Havatath Ârava » c’est à dire de battre des feuilles de Saule

 

La raison de cette habitude de « Havatath Ârava » est qu’à l’époque du temple de Jérusalem, il y avait une Mitsva de la Ârava, apprise par Moise au Mont Sinaï, qui durait pendant les sept jours de Soukkoth, et qui consistait à tourner autour de l’autel une fois. Le jour de « Hoshaâna Rabba » ils tournaient autour de l’autel sept fois.

 

De nos jours, les sages ont institué de faire la même chose en souvenir de ce que nous faisions au Temple de Jérusalem le jour de « Hoshaâna Rabba ». Nous avons l’habitude de prendre de la Arava sans faire de bénédiction car il s’agit d’un Minhagh (d’une « habitude » et non d’une loi formelle).

 

Certains ont l’habitude de dire le « Léshem Y’houd » avant de faire « Havatath Ârava » ; dans le texte du « Léshem Y’houd » il faut dire « Minhagh Néviim » (Habitude instaurée par les prophètes) et ne pas dire « Yéssod Néviim » (fondé par les prophètes), car la « Arava » (le jour de « Hoshaâna Rabba ») n’est qu’un Minhagh (une habitude).

 

Nous avons l’habitude de procéder selon les recommandations de nos rabbins Kabbalistes et de prendre cinq brins de Arava, que nous frappons cinq fois sur le sol à un endroit où le sol n’est pas recouvert (n’est pas goudronné ou carrelé …), et chaque fois que nous frappons nous disons « ‘HaviT, ‘HaviT véla Vérikh » (Frappe, Frappe sans faire de bénédiction).

 

Après avoir battu la Arava nous avons l’habitude de retourner à la synagogue et d’y lire le « Nishmath Kol ‘Hay » en chantant de manière agréable, mais sans faire la bénédiction qui est à la fin de cette prière.

 

 

2)   [2-יח-ב] S’il est difficile de trouver des Âravoth Kasher pour faire la « Havatath Ârava », on a le droit de dénouer le Loulav et de prendre les Âravoth qui sont dans le Loulav, par contre il ne faut pas les prendre alors qu’elles sont encore attachées avec le Loulav.

 

Après avoir fait la « Havatath Ârava », une autre personne a le droit d’utiliser ces Aravoth pour accomplir également la « Havatath Ârava », mais à condition que la Arava soit restée complète ou tout au moins qu’il reste la majorité des feuilles de la Arava.

 

3)   [2-יח-ג] Il est convenable de lire la Parasha « Vézoth Habérakha », deux fois chaque verset en hébreu et une fois en Araméen, le jour de « Hoshaâna Rabba. Si on n’a pas pu lire ainsi le jour de « Hoshaâna Rabba », on le lira la nuit de Sim’hath Torah (en Israël et du premier jour de Shémini Atséreth en dehors d’Israël), ou bien le jour de la fête (Shémini Atséreth) avant la prière du matin.