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XIX Lois concernant la prière du soir de Soukkoth et du soir de Shémini Âtséreth

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XIX Lois concernant la prière du soir de Soukkoth et du soir de Shémini Âtséreth  (10§)

1)   [2–יט-א] C’est un Minhagh répandu dans tout Israël que de faire les prières des jours de fêtes avec les airs, en chantant. Cela fait partie de la Mitsva de se réjouir pendant la fête.

 

2)   [2–יט-ב] Nous avons l’habitude de dire le soir de la fête, avant la prière de Ârvith (du soir) les psaumes 42 et 43

Psaume 42 :

א  לַמְנַצֵּחַ, מַשְׂכִּיל לִבְנֵי-קֹרַח.

Au chef des chantres. Maskîl. Par les fils de Coré.

ב  כְּאַיָּל, תַּעֲרֹג עַל-אֲפִיקֵי-מָיִם–    כֵּן נַפְשִׁי תַעֲרֹג אֵלֶיךָ אֱלֹקים.

2 Comme la biche aspire aux cours d’eau, ainsi mon âme aspire à toi, ô Dieu!

 

Psaume 43 :

א  שָׁפְטֵנִי אֱלֹהִים, וְרִיבָה רִיבִי–מִגּוֹי לֹא-חָסִיד;מֵאִישׁ מִרְמָה וְעַוְלָה    תְפַלְּטֵנִי.

1 Rends-moi justice, ô Dieu, et prends en main ma cause contre un peuple sans piété; délivre-moi de gens perfides et iniques;

 

Ensuite nous disons le demi-Quaddish puis « Barékhou ». On ne dit pas « wéhou Ra’houm ». Si le premier jour de Soukkoth est un Shabbath (vendredi soir) on a l’habitude de dire les passages qui concernent le fait de recevoir le Shabbath avec Lékha Dodi, puis Mizmor Shir léyom Hashabbath avant de dire les psaumes 42 et 43. On ne dit pas les Mishnayoth « Bamé Madliqin »

 

 

3)   [2–יט-ג] On termine la bénédiction « Hashkivénou » « fais nous dormir en paix» par

הפּורשׂ סכת שלום עלינו ועל כל עמו ישׂראל ועל ירושלים אמן

Source de bénédictions, Tu es, Ô Eternel, qui étend la tente de paix sur nous, sur tout ton peuple Israël et sur Jérusalem, Amen !

 

Ensuite nous avons l’habitude de dire le verset « Ellé Moâdé » (Lévitique Ch. 23 v. 4)

אֵלֶּה מוֹעֲדֵי ה’, מִקְרָאֵי קֹדֶשׁ, אֲשֶׁר-תִּקְרְאוּ אֹתָם, בְּמוֹעֲדָם.

Voici les solennités de l’Éternel, convocations saintes, que vous célébrerez en leur saison.

 

Certains ont l’habitude de dire le verset (Lévitique Ch. 23 v44)

וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה, אֶת-מֹעֲדֵי ה’, אֶל-בְּנֵי, יִשְׂרָאֵל.

Et Moïse exposa les solennités de l’Éternel aux enfants d’Israël.

 

Le Minhagh des originaires d’Iraq est de dire les deux versets.

 

Lorsque le soir de Soukkoth est un Shabbath on dit d’abord les versets « Wéshamérou Béné Israël » (comme tous les vendredis soirs) puis ensuite « Ellé Moâdé ».

 

 

 

4)   [2–יט-ד] Dans la prière du soir à l’entrée de la fête, dans la Âmida on termine la bénédiction « Atta Bé’hartanou » « Tu nous as choisis » par

ברוך אתה ה’ מקדש ישראל והזמנים

Source de bénédictions, Tu es, Ô Eternel, qui sanctifie Israël et les « temps ».

 

Si quelqu’un s’est trompé et a seulement dit מקדש ישראל (sans dire והזמנים), il est quitte.

 

Si le jour de fête tombe un Shabbath alors il faut mentionner le Shabbath au milieu de la bénédiction «  Atta Bé’hartanou » que l’on conclut par :

ברוך אתה ה’ מקדש השבת וישראל והזמנים

Source de bénédictions, Tu es, Ô Eternel, qui sanctifie le Shabbath, Israël et les « temps ».

 

Si quelqu’un s’est trompé et a dit מקדש ישראל והזמנים (sans mentionner le Shabbath), s’il s’en est rendu compte dans un temps moindre que celui nécessaire pour dire « Shalom Âlekha Ribbi », alors il reprendra immédiatement et dira מקדש השבת וישראל והזמנים. S’il s’est passé un temps supérieur, alors il ne reprendra pas car le Shabbath a déjà été mentionné au milieu de la bénédiction (dans le texte qui précède la bénédiction finale).

 

Il en est de même si quelqu’un s’est trompé (un soir de Soukkoth qui est vendredi soir (Shabbath)) et a seulement dit  (sans mentionner la fête) מקדש השבת, s’il s’en rend compte dans un temps supérieur à celui nécessaire pour dire « Shalom Âlekha Ribbi », alors il ne reprendra pas car il a déjà mentionné la fête au milieu de la bénédiction (dans le texte qui précède la bénédiction finale).

 

 

5)   [2–יט-ה] Si le soir de Soukkoth est un Samedi soir (sortie de Shabbath, il s’agit alors du second soir de fête en dehors d’Israël) on dit (dans la Amida, prière debout en solitaire) « Vatodiênou » (« Tu nous as fait connaître »)  dans la bénédiction « Atta Bé’hartanou » (« Tu nous as choisis »).

 

Si quelqu’un a oublié de le dire et s’en rend compte ensuite au milieu de la bénédiction, il reviendra en arrière (il recommencera) pour dire Vatodiénou ; s’il a débuté la bénédiction (« Baroukha Atta Hashem») même s’il n’a pas terminé la bénédiction (et n’a pas dit « Méqadesh Israël Véhazémanim), alors il ne reviendra pas en arrière car il peut faire la Havdala plus tard sur le verre de vin (du Quiddoush).

 

Une femme qui a oublié et n’a pas dit « Vatodiénou » dans la prière, devra dire avant d’allumer les lumières (de la fête) « Baroukh Hamavdil Ben Qodesh lé’hol » « Source de bénédictions, celui qui sépare entre le sacré et le profane » sans dire le nom de D.ieu.

 

 

6)   [2–יט-ו] Une personne qui prie le soir du jour de fête et fait la Amida (prière debout en solitaire), si lorsqu’elle arrive à Modim (« Nous reconnaissons ») a un doute et ne sait plus si après avoir dit « Yaâlé Véyavo»  « que monte, parvienne » (qui se trouve au milieu de la partie « Atta Bé’hartanou » (« Tu nous as choisis ») elle a poursuivi comme il faut c’est à dire qu’elle a dit « Véhassiénou » et a terminé la bénédiction comme il se doit [Méqadesh Israël Véhazémanim] ou bien peut-être a-t-elle poursuivi la bénédiction par « Hama’hazir shékhinato létsione » comme on le fait à Rosh Hodesh (premier jour du mois) ou à Hol Hamoêd (demi-fêtes) et il s’avèrerait qu’elle n’a pas terminé du tout la bénédiction « Atta Béhartanou », cette personne doit recommencer et dire « Véhassiénou » et reprendre dans l’ordre normal à partir de là.

 

On ne dit pas dans ce cas « on s’abstient de dire une bénédiction si on a un doute à son égard » car, dans l’ordre des choses (la majorité des cas), cette personne a terminé par « Hama’hazir Shékhinato Létsione » (ce qui est le plus fréquent) après avoir dit « Yaalé Véyavo ».

 

 

7)   [2–יט-ז] Après la Âmida (prière debout en solitaire), l’officiant dit le Qaddish Titqabbal. Si le premier jour de Soukkot est un Shabbath (vendredi soir), alors on dit « Waykhoulou » (la première partie du Quiddoush ; comme tous les vendredi soirs) après la Âmida, et ensuite l’officiant fait la répétition de la Âmida (Méên Shéva’) et ensuite il dira le Qaddish Titqabal. Ensuite nous avons l’habitude de dire le psaume 122 :

שִׁיר הַמַּעֲלוֹת, לְדָוִד: שָׂמַחְתִּי, בְּאֹמְרִים לִי    בֵּית ה״ נֵלֵךְ.

Cantique des degrés. De David. Je suis dans la joie quand on me dit: “Nous irons dans la maison de l’Eternel.”

 

Ensuite on dit le Qaddish « Yéhé Shélama » puis « Âlénou Léshabéya’h ».

 

 

8)   [2–יט-ח] Ceux qui ont l’habitude de faire le Quiddoush à la synagogue, les vendredi soirs et les soirs des jours de fête, ne feront pas le Quiddoush à la synagogue le soir de Soukkoth, car cette nuit là tout le monde doit manger un Kazayth de pain à la Soukka, et on ne fait Quiddoush que là où on va manger (juste avant de manger). S’il y a une Soukka dans la cours de la synagogue, et qu’il y a des hommes qui vont manger dans cette Soukka,  on fera Quiddoush dans la Soukka.

 

 

Prières de Shémini Atséreth

9)   [2–יט-ט] Nous avons l’habitude de dire le soir de Shémini Atséreth, avant la prière de Ârvith (du soir) le psaume 12

א  לַמְנַצֵּחַ, מַשְׂכִּיל לִבְנֵי-קֹרַח.

Au chef des chantres. Maskîl. Par les fils de Coré.

ב  כְּאַיָּל, תַּעֲרֹג עַל-אֲפִיקֵי-מָיִם–    כֵּן נַפְשִׁי תַעֲרֹג אֵלֶיךָ אֱלֹהִים.

2 Comme la biche aspire aux cours d’eau, ainsi mon âme aspire à toi, ô Dieu!

 

Ensuite nous disons le demi-Quaddish puis « Barékhou ». On ne dit pas « wéhou Ra’houm ».

 

Si le premier jour de Soukkoth est un Shabbath (vendredi soir) on a l’habitude de dire les passages qui concernent le fait de recevoir le Shabbath avec Lékha Dodi et Mizmor Shir Léyom Hashabbath avant de dire le psaume 12. On ne dit pas les Mishnayoth « Bamé Madliqin ».

 

 

10)   [2–יט-י].Pendant la Âmida de Shémini Atséreth, on dit   את יום שמיני חג עצרת הזה (et si c’est un Shabbath on dit את יום השבת ואת יום שמיני חג עצרת הזה). Si quelqu’un s’est trompé et a dit את יום  חג הסכות הזה , que ce soit le soir de Shémini Atséreth (la prière de Arvith) que ce soit le jour (prières de Sha’harith, de Moussaf ou de Min’ha), que ce soit en Israël ou en dehors d’Israël, il n’est pas quitte de son obligation. S’il s’en rend compte au milieu de la bénédiction, ou dans la bénédiction qui suit, il doit revenir à « Atta Bé’hartanou » et s’il a fini la Âmida il doit reprendre dès le début.

 

Il en est de même en ce qui concerne le Qiddoush, si quelqu’un s’est trompé et a dit את יום  חג הסכות הזה, il n’est pas quitte de son obligation.