La Néfilat Apaym, adapté du Ma’hsof Halavan du Abir Ya’akov, Parashat Shémoth

La Néfilat Apaym, adapté du Ma’hsof Halavan du Abir Ya’akov, Parashat Shémoth

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La Néfilat Apaym, adapté du Ma’hsof Halavan du Abir Ya’akov Parashat Vayé’hi

Yehonathan Chaoul Parsy

וְאֵלֶּה, שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה: אֵת יַעֲקֹב, אִישׁ וּבֵיתוֹ בָּאוּ
Voici les noms des fils d’Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Ya’akov, chacun avec sa famille.

On peut voir ici une allusion à la néfilat apaym. Car d’après les kavanot de la Téfila, à ce moment précis a lieu le zivoug de Ya’akov et de Ra’hel et il faut avoir la kavana de se sacrifier (au sens propre, de mourir) car à ce moment a lieu la montée de Ma’n des néfashot des trois monde By’a.
Et le Zohar ainsi que la Ari za’l ont beaucoup  vanté celui qui dit néfilat apaym avec les kavanot, car à cet instant il devient une nouvelle créature, à condition qu’il soit apte et convenable (Pri Ets Haim – Sha’ar Néfilat Apaym – Pérek Beth: en résumé: La néfilat apaym est une très grande mitsvah, mais seul un Tsadik gamour peut faire monter tous ces bérourim, car il faut beaucoup de mérite, de force et de bonnes actions. Et au minimum il faut avoir prié avec les kavanot toute cette téfila, sinon, ‘has véshalom, en descendant dans la klipah pour aller chercher les bérourim, non seulement il n’en  remontera pas avec lui, mais lui-même y restera…), surtout s’il sait rapprocher les fauteurs de leur Créateur et il faut prier avec les kavanot. Et là il aura la force d’unir dans ce zivoug Ya’akov et Ra’hel.
Et c’est la signification du Passouk:

  • וְאֵלֶּה, שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה: אֵת יַעֲקֹב:
    • le mot Mitsraymah a la même guématria que Shéchinah
    • on a donc: La Shéchinah avec Ya’akov, c’est-à-dire, au moment du zivoug de Ya’akov et la Shéchinah,
    • qui est la néfilat Apaym car, Mitsraymah en malé a pour guématria Bizman Néfilat Apaym,
    • on a aussi les dernières lettres de בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה: אֵת qui forment למיטה
    • Le passouk veut donc dire: Les vrais Béné Israel qui se sacrifient au moment de néfilat apaym, qui est le moment du zivoug de Ya’akov et Ra’hel,
  • מִצְרָיְמָה: אֵת יַעֲקֹב, אִישׁ וּבֵיתוֹ:
    • Les dernières lettres de ces mots forment le mot Téshouvah, pour dire qu’il faut faire une téshouva complète pour pouvoir faire la néfilat apaym comme il faut.
  • וּבֵיתוֹ בָּאוּ:
    • Ces deux mots ont la guématria de Néfesh plus les trois lettres, car grâce à cette néfilat apaym qui est le sacrifice qui va faire monter les bérourim des néfashot des trois mondes de By’a. Ces trois mondes sont aussi en allusion dans le mot Ish, qui est formé des initiales des trois noms, Adnout, Havaya et Shaday qui sont les trois mondes de By’a

Ensuite les psoukim décrivent les midot nécessaires pour être capable de faire une vraie néfilat apaym:

  • רְאוּבֵן שִׁמְעוֹן, לֵוִי וִיהוּדָה:
    • Réouven – Réou Ben, c’est celui dont la conduite est agrée par Hashem ET les hommes, on dit de lui: il est le Fils d’Hashem,
    • Shim’on, celui qui est digne qu’Hashem écoute sa téfila,
    • Lévy, celui qui s’unit (mitlavé) à Hakadosh Barouch Hou,
    • Yéhouda, celui qui confesse (mitvadé) ses fautes.
  • יִשָּׂשכָר זְבוּלֻן, וּבִנְיָמִן:
    • Yssachar, celui qui est attentif à la Tsédaka, Yssachar avec le kollel fait la guématria de Zariz Béhatsedakot,
    • Zévouloun, celui qui vient tôt le matin et tard le soir à la synagogue qui est la résidence d’Hashem (Zévoul)
    • Binyamin, qui est la guématria de Yomam Leyl avec les deux kollelim, et celle des premières lettres de Erev Boker Tsahoraym, pour nous dire celui qi fait attention aux trois téfilot.
  • דָּן וְנַפְתָּלִי, גָּד וְאָשֵׁר:
    • Pour nous enseigner qu’il doit faire revenir les fauteurs à Hashem:
    • Dan, lis le Nad, le tordu, pervers, fourbe,
    • Ce fourbe attire le, Gad dans le sens d’attirer,
    • Pour qu’il devienne Asher, dans le sens de approuvé, réparé.