IV Minhagh du souvenir du demi-sicle

IV Minhagh du souvenir du demi-sicle

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Torath Hamoadim – Pourim

IV Minhagh du souvenir du demi-sicle

 

1) [2-ד-א] Nous avons l’habitude de donner chaque année une somme d’argent en « souvenir du  demi-sicle» (en argent) qui était donné à l’époque où il y avait le Temple de Jérusalem. On a l’habitude de donner cet argent à la Synagogue le soir de Pourim avant la lecture de la Méghilla, et toute personne qui ne l’a pas donné avant Pourim devra le donner à ce moment, comme nous l’enseignent les Sages ( Talmoud, traité Méghilla 13b) : « il était dévoilé et connu devant Celui qui par la parole a créé le monde que, dans le futur Aman allait donner des sicles pour détruire Israël [il voulait donner à Assuérus 10.000 mesures d’Argent [la matière] afin de détruire les juifs, voir Esther Ch. 3 v. 9]. C’est pourquoi, le Saint béni Soit-Il nous a ordonné de précéder [Aman] et de donner ces sicles d’argent [et grâce au mérite de ces dons, les décrets d’Aman le mécréant  ont été annulés !]. Il faut être vigilent de ne pas nommer cet argent, de nos jours, « demi-sicle » mais seulement « souvenir du demi-sicle ».

 

2) [2-ד-ב] La valeur du « souvenir du demi-sicle » est la valeur correspondant à dix grammes d’argent pur [la matière], malgré tout, celui pour qui il serait difficile de donner cette somme, du fait de sa condition financière, il lui suffira de donner une pièce pour le « souvenir du demi-sicle », en fonction de ses possibilités.

 

3) [2-ד-ג] Il est bon de donner pour « souvenir du demi-sicle » trois pièces en métal, en souvenir de ce qui est dit dans la Torah dans la Parasha concernant le « demi-sicle » où l’expression תרומת ה’ (prélèvement de Hashem) est mentionnée trois fois. Malgré tout, on est quitte de l’obligation du Minhagh [l’habitude] du « souvenir du demi-sicle » y compris en donnant un objet dont la valeur est celle de dix grammes d’argent.

De même, on est quitte en donnant des billets de banque qui sont faits en papier (comme des Shékalim et des dollars) dont la valeur est égale à celle de dix grammes d’argent. De même on est quitte en donnant un chèque dont la valeur est égale à celle de dix grammes d’argent.

 

 

4) [2-ד-ד] Tout garçon à partir de treize ans doit donner le « souvenir du demi-sicle ». Certains disent que cette obligation n’existe qu’à partir de vingt ans. Il est bon d’être strict comme la première opinion.Les femmes[1] doivent également donner le « souvenir du demi-sicle », et il est bon également de donner pour ses enfants en bas âge. Certains ont l’habitude de donner également pour les enfants dans le ventre de leur mère. Celui qui n’a pas tant de moyens financiers que ça, donnera la valeur correspondant à dix grammes d’argent pour lui-même et donnera pour chacun des membres de sa maison une petite somme ou bien une pièce, en fonction de ses moyens.

5) [2-ד-ה] L’argent qui est donné pour le « souvenir du demi-sicle »  doit être donné aux pauvres (la Tséddaqa). Il est très bien de le donner à des érudits pauvres ou à des institutions de Torah ou à des Yéshivoth, car cette forme de don est une des formes de Tséddaqa la plus élevée. De plus, le don du « demi-sicle » à l’époque où il y avait le temple de Jérusalem était pour « racheter vos âmes », [N.B. conformément au verset de la Torah à propos du « demi-sicle » :

 הֶעָשִׁיר לֹא-יַרְבֶּה, וְהַדַּל לֹא יַמְעִיט, מִמַּחֲצִית, הַשָּׁקֶל—לָתֵת אֶת-תְּרוּמַת ה׳, לְכַפֵּר עַל-נַפְשֹׁתֵיכֶם.

Le riche ne donnera pas plus, le pauvre ne donnera pas moins que la moitié du sicle, pour acquitter l’impôt de l’Éternel, à l’effet de racheter vos personnes.

]

et à notre époque (où il n’y a pas le Temple), les Sages nous ont enseigné que les érudits qui étudient la Torah rachètent les fautes du peuple d’Israël.

 

Les Sages nous ont déjà enseigné (Talmoud Pessa’him 53b) « toute personne qui donne pour remplir les poches des Sages, mérite et réside dans la « Yéshiva d’en haut » comme il est écrit (Kohéleth/Ecclésiaste Ch. 7 v. 12) :

כִּי בְּצֵל הַחָכְמָה, בְּצֵל הַכָּסֶף

Car ainsi on est sous la protection de la sagesse et sous la protection de l’argent

 

 

6) [2-ד-ו] Celui qui a l’habitude de donner le Maasser Késsafim (disons 10% de ses revenus) chaque mois, ne peut pas donner avec cet argent du Maasser le « souvenir du demi-sicle », sauf s’il veut donner plus que son obligation (plus que les dix grammes d’argent) et faire un don plus important pour le « souvenir du demi-sicle », dans ce cas il pourra donner l’argent en plus (au dessus de son obligation) avec l’argent du Maasser.

Malgré tout, si au moment où il a commencé à donner le Maasser il a dit explicitement qu’il donnait le Maasser « Béli Néder », sans que cela ne devienne un « vœux » (une obligation qu’il s’impose), alors il aura le droit de donner avec l’argent du Maasser pour le « souvenir du demi-sicle ».

 

Compléments issus du livre Hazon Ovadia – Pourim

7) [1-pages 101-105 §ג] Certains ont l’habitude de donner, le soir de Pourim avant la lecture de la Méghilla, de l’argent pour « Zékher Léma’hatsit Hashéquel » « Souvenir du demi-sicle ». Celui qui n’a pas pu donner cet argent avant Pourim le donnera alors avant la lecture de la Méghilla. Ceci est conforme à ce que nous enseignent les Sages (Talmoud Méghilla 13b) « il était dévoilé et connu devant Celui qui par la parole a créé le monde que, dans le futur Aman allait donner des sicles pour détruire Israël. C’est pourquoi, le Saint béni Soit-Il nous a ordonné de précéder [Aman] et de donner ces sicles d’argent [et grâce au mérite de ces dons, les décrets d’Aman le mécréant  ont été annulés !].

Il faut être vigilent de ne pas nommer cet argent (de nos jours) « demi-sicle » mais seulement « souvenir du demi-sicle ».

Il faut donner une valeur correspondant à trois « Dirham » d’argent, ce qui correspond à neuf grammes d’argent, en fonction du cours de l’argent [la matière] variant chaque année.

Il est bon de donner trois pièces qui sont en cours en ce lieu [où nous nous trouvons] en souvenir du fait qu’il est écrit, dans le passage de la torah parlant du demi-sicle, trois fois l’expression « תרומת ה’ » (prélèvement de Hashem). Quoi qu’il en soit il est suffisant de prélever l’équivalent de la valeur en argent.

Il suffira à celui qui est dans une situation financière précaire de donner une pièce d’un demi-shéquel.

Celui qui a l’habitude de prélever l’argent 10% de ses bénéfices chaque mois (le Maasser Késsafim), n’a pas le droit de donner avec cet argent du Maasser pour le « souvenir du demi-sicle ». C’est seulement dans le cas où il a émis une condition explicitement, au moment où il a commencé à prélever le Maasser qu’il prélevait « sans engagement » [béli Néder, sans que ce soit un vœu] qu’il aura le droit de donner de l’argent du Maasser pour « le souvenir du demi-sicle » (Yé’havé Daat T1 §87).

Toute personne qui est âgée de plus de 20 ans devra donner pour le « souvenir du demi-sicle » la somme mentionnée précédemment ; Certains décisionnaires pensent que même celui qui est déjà Bar Mitsva, à partir de 13 » ans, devra donner pour le « souvenir du demi-sicle ». Il est bon de prendre en considération leur avis.

Les femmes également donneront l’argent du « souvenir du demi-sicle » et il est bon de donner également pour les enfants petits. En conséquence chaque homme qui en a la possibilité, donnera pour lui-même, son épouse et ses enfants qui dépendent financièrement de lui la somme mentionnée plus haut pour chacun d’entre eux. S’il n’en a pas la possibilité financière il donnera un demi Shéquel pour lui-même et une plus petite pièce pour chacun des autres selon ses possibilités financières.

Cet argent, qui est en « souvenir du demi-sicle » sera donné au profit des institutions de Torah et aux Yéshivoth qui font grandir en leurs rangs des Sages, car depuis que le Temple de Jérusalem a été détruit, le Saint béni soit-Il n’a en ce monde que les quatre coudées de la Halakha [la loi juive] (Talmoud Bérakhot 8a). Toute personne qui s’efforce de contribuer à renforcer l’éclat de la Torah et de ceux qui l’étudient aura le mérite de voir la splendeur du peuple d’Israël. Cela est conforme à l’enseignement de nos sages (Talmoud Bava Batra 10b) « par quoi se renforce la splendeur d’Israël ? par « Ki Tissa » [qui est passage sur le prélèvement du Shéquel].

[1] En toute logique à partir de douze ans, selon la première opinion ci-dessus.